Pascal CAMBIER

De la vodka au baclofène

Mon alcoolisme soigné grâce au baclofène

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Le livre

L'auteur

Ce témoignage authentique, livré par Pascal Cambier, retrace son parcours et son combat contre l’alcoolisme dont il a souffert durant de nombreuses années avant de finalement trouver une issue avec le baclofène.

Le baclofène est un médicament utilisé au départ pour le traitement de contractures musculaires d’origine neurologique. Il limite l’effet d’un neurotransmetteur du cerveau, l’acide gamma aminobutyrique (GABA), impliqué dans les addictions. Dans le cadre de l’alcoolisme, le médicament permet la suppression du « craving », le désir irrépressible de boire.

L’aventure de Pascal est atypique : ayant besoin de doses supérieures à 300 mg, la moyenne se situant à 175 mg, il avance empiriquement en subissant les effets indésirables.

Pascal Cambier est un tournaisien (Belgique) de 56 ans. Après une enfance et une jeunesse marquées de souvenirs heureux mais aussi traumatisants, l’alcoolisme fait son apparition. Il dure une trentaine d’années dont dix de cures.
« Après avoir entendu parler du baclofène lors de ma dernière cure de 2008, j’ai attendu 2011 pour commencer le traitement. À cette époque, on n’avait pas encore assez de recul pour faire le tri entre les bonnes et mauvaises pratiques entraînant ou pas les effets indésirables. J’ai persévéré et je suis maintenant guéri. Soigné, comme j’aime à dire.
Heureux d’être libre et de pouvoir consommer modérément. Malheureusement, la maladie m’a poursuivi. À la fin du livre, à l’aide de l’Association Baclofène, j’explique la molécule et son traitement. »

Dans la presse

Extraits

Plus tard, à la salle de bain, je me regarde et je me trouve un peu moins bouffi. Je me sens plus léger. Je regarde mon bide et n'aurais-je pas dégonflé ?

Non, pas si vite. Mais j'ai tellement peu mangé ces derniers jours !
Et je me pose des questions. Je pense à tous ceux qui ont insisté pour que je persiste. J’ai pris beaucoup sur moi. Que de nuits maudites où je me jurais d'arrêter et je continuais quand même.

Normalement, à J+3 sans alcool, je deviens fou et le plan pour m'approvisionner est vite d'application. Ce matin devant ma glace, pas de plan. Rien, nada.

Même pas ma fameuse suée matinale. Je suis plus léger, je marche plus facilement. C'est normal. Plus d'alcool. Et puis j'ai dormi. Pas beaucoup, pas bien, mais cela a fait du bien au cerveau.

Ce n'est pas normal cette indifférence face à la bouteille d'alcool, quand on connait l'intense relation amour/haine (plutôt amour immodéré) que je lui porte comme alcoolique.

Le 22 juin j'ai eu un bon craving et j'ai craqué.
C'était agréable et je ne me suis pas enfilée la bouteille à cul sec.
J'avais un peu peur pour le lendemain, mais l'indifférence est là.

Je n'aime pas parler de guérison.
On n'est jamais guéri. Et le terme indifférence n’est pas compris pour les non malades.
Célestin, un de mes correspondants, dit :

« Ben, pour les non-malades, c'est leur état normal… C'est plutôt le penchant pour la bouteille qu'ils ont du mal à comprendre, le fait qu'on ne puisse pas s'empêcher de se torcher.
Ce sont les malades non libérés qui ont du mal à saisir le concept, tant il paraît inconcevable.
D'ailleurs les abstinents type AA c'est simple, tu leur en parles et aussitôt ils sortent leurs gousses d'ail et leur crucifix ! »

Le 4 juillet je recommence à tirer des plans d’approvisionnement, j’ai perdu l’indifférence.
Je monte à 275 mg. Je cible l’après-midi.

J’ai le résultat de la polysomnographie à la clinique du sommeil. Je suis à 70 apnées par heure. Plus d’une par minute. Je n’aurais pas la CPAP avant le 2 août. Et il faut aller encore pour une nuit en clinique.

Je somnole grave à tel point que j’ai dû quitter le boulot plus tôt. Alcool+baclofène, j’ai passé une mauvaise nuit.

Grosse fête familiale où je me retrouve à table avec mes beaux-frères et belles-sœurs. Je raconte mon indifférence et l’action du baclofène.
Je bois modérément, même Nathalie le constate. Je suis heureux. Premier repas familial où je ne suis pas bourré. Mais je ne fais pas le boute-en-train non plus.

Le 14 août 2012, je retrouve enfin l'indifférence en augmentant la posologie :

  • 08 h 75 mg
  • 11 h 75 mg
  • 14 h 100 mg
  • 17 h 50 mg

Soit 300 mg…

Fin août, le craving de 17 h est enfin battu, consommation à zéro. Je revis.

Trois nuits consécutives où je fais des rêves alcoolisés. Cela faisait des mois que je n'en n'avais plus fait et ici, trois fois de suite… Ça m'énerve. Mais sans conséquences pour le lendemain.